L'Ordre des Liens d'Encre n'a jamais recherché le cœur du pouvoir ; il se tenait en marge et observait. Quand …
L'Ordre des Liens d'Encre n'a jamais recherché le cœur du pouvoir ; il se tenait en marge et observait. Quand les épées étaient tirées et les bannières tombées, ses érudits servaient de témoins. Lorsque la dynastie Tang s'effondra, l'Ordre ne périt pas dans un seul brasier, mais s'éclaircit, se dispersa, se dissolvant dans le mouvement. Des disciples à peine dignes de leur robe enroulaient des parchemins dans leurs manches, chargeaient des volumes fragiles sur des charrettes et transportaient la mémoire d'une civilisation à travers des routes brisées. Le savoir voyageait en silence, caché dans des voyages ordinaires. Des décennies plus tard, quand l'Ordre des Liens d'Encre renaquit et que les textes épars retrouvèrent la lumière, les mains qui les avaient préservés avaient disparu.