J'étais autrefois un Veilleur de minuit miséricordieux, mes lames jumelles rendant justice au cœur de la nuit.…
J'étais autrefois un Veilleur de minuit miséricordieux, mes lames jumelles rendant justice au cœur de la nuit.
Désormais, je suis un cuisinier écaillant le poisson, ces mêmes lames jumelles raclant les écailles de la prise du jour.
Le Bouddha parle des huit souffrances de la vie. J'ai juré de libérer tous les êtres au-delà d'elles.
Mais dites-moi, un brin d'herbe, un arbre, un poisson ou une coupe de viande comptent-ils comme "un être" ? Ont-ils, eux aussi, besoin d'être libérés de la souffrance ?